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MYRIOPHYLLE À ÉPIS.

Le myriophylle à épis devient une menace de plus en plus importante pour le lac Davignon. Des actions sont nécessaires pour stopper sa progression. 

 

Photo : ©Ville de Cowansville

BÂCHAGE.

L'opération de bâchage 2023, sous la supervision du RAPPEL, s'est déroulé du 31 juillet au 16 août. Grâce au travail exceptionnel de plus de 70 bénévoles, l'opération s'est terminée quelques jours plus tôt.

Le CSBVLD a collaboré avec la Ville de Cowansville qui a mandaté le RAPPEL pour effectuer cet important projet visant la protection de notre plan d'eau.

Cette activité n'aurait pas été possible sans l'apport de nombreux bénévoles. Nous les remercions chaleureusement de leur soutien!

Photo: 31 juillet 2023

 

Corvée de remplissage des sacs de lestage.


Afin de maintenir les bâches sur les herbiers de myriophylle à épi, nous avions besoin de plus de 7000 sacs de graviers (environ 10 lbs chacun). L'activité de remplissage s'est tenue au débarcadère Désourdy, du 18 au 21 juillet 2023.

Nos bénévoles ont été fabuleux!

Le myriophylle à épis a graduellement fait son apparition au lac Davignon. Dès 1993, une étude rapportait des observations de myriophylle à épis dans le lac. Presque trente ans plus tard, nous réalisons qu'il est grand temps de s'occuper du problème. Le CSBVLD a pris l'engagement de lutter contre la progression du myriophylle à épis et de limiter sa prolifération.

Description.

Le myriophylle à épis (myriophyllum spicatum) est une plante aquatique exotique envahissante présente dans plusieurs lacs au Québec. Au fil des ans, elle est devenue une menace importante pour la santé des cours d'eau et des lacs.

 

Les tiges du myriophylle à épis sont enracinées dans le substrat (sédiments) et peuvent mesurer jusqu’à 6 mètres. Près de la surface de l’eau, elles se ramifient et peuvent poursuivre leur croissance horizontalement et produire des épis de fleurs émergents. Le myriophylle à épis forme alors une canopée dense à la surface de l’eau.

Ses feuilles sont finement divisées comme une plume et disposées sur la tige en verticilles, normalement en groupes de quatre. Chaque feuille est composée de 12 à 24 paires de folioles (aussi appelées « segments »). La distance moyenne entre les verticilles est de plus de 1 centimètre.

Myriophylle - Illustrations.jpg

Copyright©CRELaurentides

Attention! Il est possible de confondre le myriophylle à épis avec de nombreuses espèces, dont six myriophylles indigènes.

Pourquoi lutter contre cette plante?

Le myriophylle à épis, une fois bien implanté dans un milieu, est difficile voire impossible à éradiquer. Les tapis denses résultant d’infestation sévère peuvent créer divers impacts écologiques et économiques négatifs sur les plans d’eau :

  • Accélération de la sédimentation des matières organiques et donc de l’eutrophisation du lac

  • Modification et concurrence avec les plantes indigènes présentes dans le lac (perturbation de l’équilibre qui règne dans l’écosystème naturel)

  • Entrave sérieuse aux usages récréatifs tels la baignade et la navigation de plaisance

  • Diminution de la valeur immobilière des propriétés riveraines

  • Décomposition des tapis de masse végétale pouvant diminuer les taux d’oxygène dissous dans l’eau, ce qui peut affecter les poissons

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Myriophylle : L'envahisseur marin

Le myriophylle à épis est une plante exotique qui étouffe nos lacs et nos rivières dans lesquels elle prolifère. Et elle le fait à la vitesse grand V! La lutte contre cet envahisseur marin n'est pas des plus faciles.

Visionnez l'émission

La semaine verte

Zones d'infestation au lac Davignon.

Le rapport de l'OBV Yamaska sur la présence du myriophylle à épis au lac Davignon, déposé en décembre 2020 auprès de la Ville de Cowansville, confirme des zones d'infestation qui sont jugées prioritaires. Des actions conjointes (Ville de Cowansville et CSBVLD) sont prévues pour répondre à la problématique à court terme. 

Il faut également planifier dès maintenant pour réaliser des projets pour les moyen et long termes. Des efforts et des investissements considérables seront nécessaires pour contrôler l'infestation. Pour ce faire, nous devons compter sur la collaboration de tous nos partenaires (Ville de Cowansville, OBV Yamaska, MRC Brome-Missisquoi, municipalités présentes dans le bassin versant, riverains, usagers) et solliciter les divers paliers de gouvernements afin de participer au financement de nos projets.

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Installation de bouées : la circulation dans les herbiers de myriophylle à épis est à proscrire. Des bouées installées aux abords des zones d'infestation permettront d'informer les usagers. Les employés du Centre de la nature seront formés afin d'aviser les usagers du centre de location des embarcations de ne pas circuler dans les zones infestées.

Il est primordial de comprendre que le myriophylle à épis a la capacité de se reproduire par fragmentation. Ce qui veut dire qu’un petit morceau sectionné de la tige peut prendre racine et donner naissance à un nouveau plant.

Le lac Davignon a maintenant sa station de lavage.

Avant de naviguer, lavez vos embarcations

La station de lavage de bateaux au Centre de la nature de Cowansville permet de nettoyer les embarcations qui ont navigué sur d’autres étendues d’eau, afin de limiter la prolifération d’espèces marines envahissantes.

La station de lavage est disponible en tout temps en libre-service durant les heures d’ouverture du Centre de la nature.

Apprenez-en plus: Ville de Cowansville

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La décontamination des embarcations, des remorques et de l’équipement utilisés en milieu aquatique est une pratique reconnue pour freiner l’introduction et la propagation des espèces aquatiques envahissantes d’un plan d’eau à un autre. Appliquons dès maintenant ces quatre étapes rapides, simples et efficaces : 

1.

INSPECTER ET RETIRER

Inspecter l’embarcation, la remorque et l’équipement et retirer tout amas de plantes, organismes visibles et boues. Il est important de disposer de ces résidus dans un endroit sûr, en s’assurant que ces derniers ne sont pas emportés par le vent et qu’ils n’atteignent pas un nouveau plan d’eau, tels un ruisseau, un étang, une bouche d’égout, etc.

2.

VIDER

Vider toute l’eau qui peut se trouver à bord et dans les différentes parties de l’embarcation, y compris la cale, le fond de l’embarcation, les viviers, le moteur, les caissons, etc. Il en va de même avec tous les autres contenants, compartiments et équipements ayant recueilli de l’eau, ou pouvant en contenir, tels des glacières, des vêtements trempés, etc. 

3.

NETTOYER ET SÉCHER

Une fois l’inspection terminée, il faut procéder au nettoyage de l’embarcation, de la remorque et de l’équipement utilisés en milieu aquatique. Il est recommandé d’utiliser une laveuse à pression (pression de 2600 psi). L’utilisation d’eau froide est suffisante, mais l’utilisation d’eau chaude, à une température de 60 °C (140 °F), permet de tuer les organismes délogés par le jet d’eau sous pression. Si vous ne planifiez pas visiter immédiatement un autre plan d’eau, ou si vous remisez votre équipement pour le reste de la saison, le séchage de l’embarcation, de la remorque et de l’équipement peut être suffisant (5 jours à un taux d'humidité de 65 % et moins). Les températures au-dessous de zéro lors du remisage hivernal permettent aussi une décontamination. Par contre, si vous prévoyez visiter un autre plan d’eau dans un avenir rapproché, il est fortement recommandé de procéder au nettoyage.

4.

RÉPÉTER

Répéter ces quatre étapes chaque fois que vous prévoyez visiter un plan d’eau différent.

Pour en savoir plus.

Myriophylle à épis : une bataille sous-marine

Après 9 ans de lutte contre le myriophylle à épis, les stratégies et les efforts soutenus pour ralentir sa progression commencent à produire des résultats encourageants dans les lacs et les rivières du Québec.

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